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Opération d’aide aux sinistrés d’Asie
Article du 12.04.2005
L’Yonne Républicaine
Le 12 Avril 2005
Opération d’aide aux sinistrés d’Asie : Totamona parrainé par la Ville de Sens
Une mission d’évaluation des besoins œuvre au sud du Sri Lanka depuis hier

Début janvier, Marie-Louise Fort a lancé l’opération « SOS Asie du Sud-Est, une mère pour une famille, un maire pour un village » en partenariat avec l’association des maires de France. Une collecte de dons auprès des Sénonais a eu pour but de répondre dans un premier temps à l’appel pressant de la solidarité internationale. Plus localement, l’idée était d’inscrire l’effort de la Ville et de ses habitants dans un projet concret de reconstruction des villages et des infrastructures. C’est par le biais du ministère des Affaires étrangères que la Ville a été mise en relation avec l’association internationale des enfants de la rue (AIDER). Située à Menton (Alpes-Maritimes), celle-ci est née en 1998 à la suite d’un voyage en Bolivie. Thierry Candia, sapeur-pompier de son état, et son épouse Pascale découvrent alors le désarroi des enfants livrés à eux-mêmes dans les rues de La Paz, et les conditions de vie épouvantables des jeunes mineurs de Potosí.
Onze heures de vol
Bouleversés, ils décident à leur retour d’agir et créent AIDER. Depuis sept ans, les actions tant médicales, scolaires qu’agricoles se sont alternées aussi bien en Bolivie qu’à Madagascar et au Niger. Après le tsunami du 26 décembre 2004, l’association s’est tournée naturellement vers le Sri Lanka. Le 23 janvier dernier, une équipe de douze bénévoles constituée de médecins, infirmiers et secouristes sapeurs-pompiers appartenant à AIDER, a effectué une mission sanitaire afin d’évaluer les besoins pour la reconstruction d’un village. Mission qui a vu le lancement de la reconstruction d’une école, « un chantier de cinq mois » selon Thierry Candia, le président de l’association.
Dimanche, à 15 h 20, trois membres de l’association se sont envolés de Nice vers le Sri Lanka. Après onze heures de vol et une escale à Dubaï (Emirats arabes unis), ils ont atterri à Galle, au sud du pays.
La mousson en mai
« De là, nous irons à trois kilomètres de la ville de Matara rejoindre Totamona, une ville de 1 200 habitants située en bordure de mer, qui a été totalement rasée en décembre 2004 », explique Thierry Candia que nous avons pu joindre avant son départ. « Nous allons dresser un état sanitaire et social de la ville pour informer Sens de ce qu’il y aura à organiser », précise-t-il.
A l’heure actuelle, on sait seulement qu’il y a une forte demande de produits de première nécessité mais aussi « en matière de couchage et de toilettes », assure le sapeur-pompier mentonnais. Surtout, il est urgent d’intervenir avant les grandes moussons qui s’abattent sur le Sri Lanka au mois de mai. La mission se déroulera jusqu’au 17 avril. Et le vendredi 22 avril, c’est à Sens, dans les salons de l’Hôtel de Ville que Thierry Candia viendra présenter son évaluation aux Sénonais.
« Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant », a écrit Pythagore. L’association internationale des enfants de la rue l’a repris en devise. Après avoir montré qu’ils ont du cœur, les Sénonais vont agir au profit des enfants de Totamona. Humblement et dans la durée. « C’est maintenant que nous devons apprendre à ignorer nos limites », assurait Marie-Louise Fort au lendemain du drame.
/ Dominique LECOQ.
« Une mère, un maire »
Début janvier, Marie-Louise Fort, en vertu de son engagement au sein de l’association des maires de France, a proposé « d’associer les mères de France garantes de la famille aux maires de France, garants de la Cité, pour aider à la reconstruction des villages de ces pays touchés ».
L’idée portée par l’Association des maires de France était que « chaque maman deviendrait alors la marraine d’une famille en reconstruction et lui adresserait durant un temps déterminé une somme de 25 euros et plus par mois. Une maison en Indonésie coûte 1 200 euros. Les communes parraineraient elles-mêmes dans les pays touchés, une commune d’Asie sinistrée, en liaison avec les autorités locales, pour aider à la reconstruction d’un village, d’une école, de maisons, à l’achat de bateaux pour les pêcheurs qui ont perdu leur outil de travail », expliquait alors le maire de Sens. Une action qui devrait avoir un retentissement médiatique. Catherine Mahéo, productrice de télévision s’intéresse à cette action et proposera un reportage qui permettra d’avoir une vision complète sur les 18 mois de l’opération « Une mère, un maire ».
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