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Soutien aux victimes sri lankaises du Tsunami
Article du 27.07.2005
L’Yonne Républicaine
Le 27 Juillet 2005
Soutien aux victimes sri-lankaises du Tsunami : la Croix Rouge aide Katugoda
L’organisation humanitaire financera la construction de 22 maisons dans ce village parrainé par Sens C’est un joli coup. Grâce à un lobbying efficace, la ville a obtenu que la Croix Rouge participe à la reconstruction de Katugoda, village sri-lankais de 3 900 habitants dévasté par le tsunami du 26 décembre 2004. Une convention d’objectifs a été signée hier midi au siège parisien de l’organisation humanitaire. Vingt-deux maisons seront rebâties grâce au financement de la Croix Rouge, soit en tout 110 000 euros.
Katugoda, commune côtière située au sud-est du Sri Lanka, avait vu le raz-de-marée tuer 617 de ses habitants, dont 223 enfants, et réduire à néant 210 maisons. C’est suite à une mission d’évaluation menée en avril par Aider, l’association humanitaire sur laquelle s’appuie la ville, que Sens a choisi de soutenir la reconstruction de ce village. « L’aide de la Croix Rouge va nous être précieuse. A l’heure actuelle, la situation est catastrophique. La population de Katugoda vit dans des tentes ou dans des camps », souligne Thierry Candia, président d’Aider.
Sous-traiter l’humanitaire
Lors de la signature, Jean-François Mattéi, président de la Croix Rouge française, a rappelé que ce type de partenariat est « inhabituel » : « La Croix Rouge est un opérateur. Elle n’a pas vocation à sous-traiter l’aide humanitaire. » Face à l’ampleur du drame, l’organisation humanitaire s’est tout de même décidée à revoir ses principes de fonctionnement. « Il a fallu une décision du conseil d’administration pour qu’un montant inférieur à 10 % des sommes collectées pour les victimes du tsunami soit consacré à des opérations de cofinancement menées avec des ONG de plus petite taille. Puis, il a fallu une deuxième délibération, pour étendre ce seuil à 15 % », a indiqué l’ancien ministre de la Santé. Jean-François Mattéi s’est réjoui du soutien apporté par la ville de Sens aux victimes du tsunami.
Selon Thierry Candia, la construction des maisons pourra démarrer « immédiatement après que les fonds auront été débloqués ». Antoine Peigney, directeur des opérations internationales de la Croix Rouge française, a préféré ne pas avancer de date. « Tout le monde est très motivé. Cela pourrait aller très vite », a-t-il simplement précisé.
En tout, la ville de Sens envisage d’aider à la reconstruction de 81 maisons. La municipalité, qui avait annoncé au lendemain de la catastrophe son intention d’aider les victimes du tsunami, compte en partie sur la générosité des Sénonais pour financer les 59 habitations restantes. Elle a mis en place pour cela des urnes à l’hôtel de ville. Pour le moment, la mairie n’a pas souhaité communiquer les sommes collectées. « C’est trop prématuré », explique Frédéric Rousse, directeur de cabinet du maire. Une série de manifestations dont le contenu et les dates restent à préciser devrait permettre d’accélérer la collecte de fonds. « Nous pourrons aussi tenter d’impliquer d’autres organisations humanitaires », indique Marie-Louise Fort, forte de ce succès. Le maire de Sens a prévu de se rendre au Sri Lanka d’ici la fin de l’année.
Marie-Louise Fort, maire de Sens et Thierry Candia, président de l’association humanitaire Aider, ont signé hier midi à Paris un partenariat avec Jean-François Mattéi, président de la Croix Rouge.
110 000 euros devraient être alloués à la reconstruction de Katugoda.
/ Jo. V.
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